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samedi 1 septembre 2012

José le Moigne: Silence





Silence

Dans le silence assez profond
pour que le vent y perde son étoile
le plus coupable n’est pas l’arbre
ni le ver qui s’agite dans le fruit déjà mort
mais l’homme
qui sans autre raison
que la violence de ses propres concepts
affale la misaine
de son frêle radeau

©José Le Moigne
Les Trois Îlets
9 octobre 2003
in « Poèmes du sel et de la mer »
L’Arbre à paroles éditeur

Imasango: Pour tes mains sources






Amour embarcadère


J’ouvre tes fenêtres
D’un pas
Sur le chemin

De nos veines



Je te verse le réel

En moissonnant

La transe des gestes

Légués à l’évasion




J’égraine nos racines

Cousues aux matins neufs

En clair-obscur




Je retiens toute sève

Façonnée à nos tempes

Pulvérisant

De vierges paysages

Le quotidien




Je te lègue embarcadère et horizon

Et ma terra incognita


(AUX EDITIONS BRUNO DOUCEY)











Née en Nouvelle-Calédonie, Imasango passe son enfance entre Nouméa et la brousse où elle retrouve les racines de son métissage, avant d’effectuer des études de lettres en Europe et en Amérique du Sud. Passionnée de musique, de danse et de calligraphie, fascinée par les caractéristiques plastiques de la typographie, elle a longtemps préféré « exposer » ses poèmes plutôt que de les publier. Trois de ses textes sont parus aux éditions Bruno Doucey dans l’anthologie Outremer – Trois océans en poésie. (Source Editions Bruno Doucey)

Le Bel Incendie d'Ernest Pepin




« Femme d’embruns brûlés
Et de bourgeons d’étoile
Qui crayonne les cyclones
La monture des marées
Et par ravine chaude où sommeille ta chaleur
Redonne au monde le bel incendie
La première étincelle
La parole inconsolée des mythes »




Robert Notenboom: "Il n'y a pas d'hivers"





"après bien des méandres
"j'arrive où le fleuve s'abandonne à la mer
"mes yeux fermés sourient
"dans le calme enfin trouvé
"au souvenir juvénile
"des cascades éblouies"

("Il n'y a pas d'hiver" éditions LGR Racine)

mardi 28 août 2012

Alain HANNIBAL Au coeur de l'action.


Les pluies diluviennes occasionnées par le passage de la tempête Isaac n’ont pas démoralisé l’écrivain guadeloupéen Hugues Pagésy. Il présentait pour la deuxième fois son ouvrage, Alain Hannibal Au cœur de l’action , à librairie antillaise à Destreland ce samedi 25 août.

Alain Hannibal Au cœur de l’action, retrace le parcours admirable du journaliste photographe 
Guadeloupéen Alain Hannibal plus connu sous le pseudonyme du parrain des jeunes universitaires étudiantes et étudiants en stages en  entreprendre au lycées et des jeunes en situation en familles monoparentales. Alain Hannibal accorde une place prioritaire aux jeunes du département dans ces nombreux reportages photographiques et émissions télévisées, une manière de les valoriser et de mettre à la lumière les différents talents.

Alain Hannibal Au cœur de l’action est l’histoire d’une étroite collaboration entre l’écrivain Hugues Pagésy  et le journaliste Alain Hannibal. 

Alain Hannibal Au cœur de l’action, est publié par les Éditions Nestor, une maison d’édition spécialisée sur les Antilles et qui semble s’être engagée à mettre en avant les passionnés de la culture caribéenne.
Alors que les maisons d’édition et les librairies rencontrent de nombreuses difficultés en cette période économique incertaine, nous ne pouvons que saluer toutes ces tentatives qui visent à mettre en valeur cette culture et ce corps de métier. (AWA)

mercredi 22 août 2012

Serge Bilé, Audifac Ignace: Et si Dieu n'aimait pas les Noirs ? : Enquête sur le racisme aujourd'hui au Vatican.

Retour sur un roman, une vision, une enquête.



Journaliste, Serge Bilé a publié une demi-douzaine d'ouvrages, dont les best-sellers " Noirs dans les camps nazis " et " Quand les Noirs avaient des esclaves blancs ". Audifac Ignace, également journaliste, collabore à plusieurs médias italiens.(source amazon.)
Il est titulaire d'une maîtrise en allemand et d'un diplôme de l'école supérieure de journalisme de Lille. Il est l'auteur d'essais et de documentaires sur le monde noir africain, antillais, et sud-américain. Il est également fondateur d'Akwaba, association interculturelle ivoirienne et martiniquaise qui a pour but de créer des liens entre les Africains et les Antillais. Passionné de musique, il a également écrit pour de nombreux artistes. Il est l'auteur de la chanson Nouveau Monde distinguée par la Sacem et enregistrée au profit de l' Unicef par une pléiade de célébrités(Source wikipédia).

Thème. En janvier 1944, alors que les armées alliées font route pour libérer Rome occupée par les nazis, le pape Pie XII exige, curieusement, qu'aucun soldat noir, africain, antillais, ou américain, ne soit déployé aux portes du Vatican. En août 1988, le secrétaire particulier de Jean-Paul II, l'évêque zaïrois Emery Kabongo, est sauvagement agressé, officiellement par des inconnus, à Castel Gandolfo, la résidence d'été du souverain pontife pourtant si bien gardée. Aujourd'hui, les prêtres africains, en poste ou de passage au Saint-Siège, se disent discriminés. Plusieurs ont même été bannis, pour avoir prolongé leur séjour italien, au-delà de la limite autorisée. Ils sont désormais mendiants et sans papiers. Quant aux religieuses africaines, que les congrégations romaines font venir, pour palier la crise des vocations, elles constituent une main d'oeuvre corvéable à merci. Désemparées, beaucoup d'entre elles échouent dans la prostitution ! Ce livre, fruit d'une minutieuse enquête, dévoile les ombres et contradictions d'une institution, qui n'arrive toujours pas à se débarrasser de ses propres préjugés sur les Noirs, qu'elle considérait jadis à l'image, non pas de Dieu, mais du diable !(Source Amazon)

mardi 21 août 2012

Rentrée Littéraire 2012. Nouveau Maryse Condé: " La Vie sans fards."




« La Vie sans fards répond à une double ambition. D’abord je me suis toujours demandé pourquoi toute tentative de se raconter aboutissait à un fatras de demi-vérités. Trop souvent les autobiographies et les mémoires deviennent des constructions de fantaisie. Il semble que l’être humain soit tellement désireux de se peindre une existence différente de celle qu’il a vécue, qu’il l’embellit, souvent malgré lui. Il faut donc considérer La Vie sans fards comme une tentative de parler vrai, de rejeter les mythes et les idéalisations flatteuses et faciles.
C’est aussi une tentative de décrire la naissance d’une vocation mystérieuse qui est celle de l’écrivain. Est-ce vraiment un métier ? Y gagne-t-on sa vie ? Pourquoi inventer des existences, pourquoi inventer des personnages sans rapport direct avec la réalité ? Une existence ne pèse-t-elle pas d’un poids déjà trop lourd sur les épaules de celui ou celle qui la subit ?
La Vie sans fards est peut-être le plus universel de mes livres. J’emploie ce mot universel à dessein bien qu’il déplaise fortement à certains. En dépit du contexte très précis et des références locales, il ne s’agit pas seulement d’une Guadeloupéenne tentant de découvrir son identité en Afrique ou de la naissance longue et douloureuse d’une vocation d’écrivain chez un être apparemment peu disposé à le devenir. Il s’agit d’abord et avant tout d’une femme cherchant le bonheur, cherchant le compagnon idéal et aux prises avec les difficultés de la vie. Elle est confrontée à ce choix capital et toujours actuel : être mère ou exister pour soi seule.
Je pense que La Vie sans fards est surtout la réflexion d’un être humain cherchant à se réaliser pleinement. Mon premier roman s’intitulait En attendant le bonheur : Heremakhonon, ce livre affirme : il finira par arriver. » (Source FNAC.FR)